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Le Mas Haut, un gîte sympa dans le Tarn

Nous vous accueillons dans notre gîte de caractère, aménagé pour 7 à 8 personnes dans la tradition du pays.

Gîte agréé - n° 253 - Membre du réseau Clé Vacances -


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Loubers Imprimer

LOUBERS (Lobèrs)
Canton de CORDES
Arrondissement d’ALBI
(Document réalisé en partie, d’après des notes de la mairie de Loubers)

Superficie : 423 ha
Altitude : 285 m
Population : 90 habitants
Habitants : Les Loubersois (los lobersols)
Langues : Français, Occitan

Etymologie :
Loubers vient de Lupercius, noble romain.
L’appellation de ce village s’est décliné successivement en Lobèrs en 1261, Loberus en 1279, Loberssio en 1382, et Loubers.

Histoire administrative :
1790 : municipalité de Loubers, canton de CORDES
1972 : projet, sans suite, de rattachement de Loubers à la commune de Frausseilles.

Patrimoine :

  • Nombreux vestiges épars gallo-romains
  • Ruines d’un temple romain ; le Fanum de Camp Ferrus(ces ruines ont été recouvertes)
  • Vestiges des remparts du 14ème et porte de la ville
  • Eglise St Denis gothique à clocher carré du 14ème siècle
  • Souterrain près du cimetière ( entrée éboulée)

Fanum de Camp Ferrus :
D’après les recherches de Marius BESSOU
Le site gallo-romain a été découvert en 1968 et dégagé jusqu’à l’été 1975.
L’enceinte représente un quadrilatère de 70 m de long, sur 42 m de large, construit selon un axe ouest-est. Trois bâtiments se partagent l’intérieur de ce fanum :

  1. le premier sanctuaire,
  2. l’annexe,
  3. le grand sanctuaire.

Des murs larges de 75 à 80cm, il ne reste que les fondations.
Une couverture de bois recouverte de tuiles pouvait être imaginée, et des débris de lambris peint et d’une coupe, autorisent à penser que la construction eut lieu vers le milieu du 1er siècle.
Le sanctuaire fût détruit volontairement, tant il régnait un désordre des choses , bris volontaires, traces de coup d’épieu, sol jonché d’objets disparates tels que sesterces à l’effigie de la Diva Faustina , figurines cassées, débris de stuc peint, monnaies de Néron, débris de lampes, …
D’après Marius BESSOU, le découvreur, il semble que cette destruction eut lieu dans le courant du 3e siècle, au moment ou le pouvoir central fut incapable de maîtriser les désordres des Bagaudes ou de contenir les intrusions barbares, tels les Alains (Alos), les Goths (Goudou) les Francs (Frausseilles), les Sarmates (Sarmazes)…

Constructions :
La plupart des maisons , fermes et pigeonniers sont bâtis en pierres blanches calcaires provenant des carrières d’Amarens, village proche de Loubers.
Les murs sont épais de 50 à 70 cm, et les ouvertures sont généralement construites avec des entourages en pierre, ce qui donne un aspect rustique et confère à ces bâtiments beaucoup de charme. Les planchers intérieurs sont réalisés avec des poutres de chênes simplement équarries, sur lesquelles sont disposées des planches épaisses de chênes ou de châtaigniers.
Les maisons sont proches d’un puits, souvent creusé dans la roche calcaire constituant le sol du village.
Des sources d’eau alimentent désormais le village, grâce à un château d’eau réalisé en 1930 .
Les pigeonniers de formes carrés ou rondes, servaient à élever des pigeons, que les habitants appréciaient.
Aujourd’hui ces belles constructions typiques de la région sont admirées des touristes.

Foires et marchés :
Certaines archives mentionnent une grande foire qui se tenait hors des murs de la ville et aurait perduré jusqu’à la révolution.
Aujourd’hui il nous faut aller à Gaillac , Caussade, Cordes, St Antonin Noble Val…

Economie :
Loubers est essentiellement une région viticole, et de polyculture comme le tournesol, le blé, le maïs…et maintenant de tourisme.
Loubers s’inscrit dans le Gaillacois et produit des vins blancs, avec pour cépages le mauzac, le loin de l’œil, des vins rouges, avec pour cépages le duras, le braucol ou fer servadou, la syrah, complété de gamay, merlot, cabernet sauvignon…
La qualité et l’assemblage en font des vins AOC agréables à boire.
Proche de CORDES, et d’autres bastides renommées comme Bruniquel, Vaour, penne, Puycelsi, Castelnau de Montmirail…, niché près de la forêt de Grésigne, le village de Loubers mérite que les touristes s’y attardent un peu..

En survolant l’histoire :
Comme toute cette région de l’ouest de CORDES, LOUBERS a connu très tôt un peuplement.
Lieu de passage au Paléolithtique, Loubers devient un lieu de faible population au Néolithique.
A l’époque gauloise, quelques familles s’y sont établies dans un habitat éclaté et vivent d’agriculture.
Lors de la conquête de la Gaule par les romains, un centurion nommé Lupercius, reçoit en récompenses pour bravoure des terres recouvrant la commune de Loubers et des parties de communes voisines.
Très vite , il développe la population et met en culture ses terres. Loubers croît , s’enrichit et devient un centre actif et attractif à l’époque, pour former un véritable bourg doté d’un riche temple.(Camp Ferrus)
Au moyen-âge, Loubers garde sa vocation de centre agricole important et devant les menaces extérieures se fortifie et entretient une garnison qui la défendra des convoitises de certaines de ces voisines.
La guerre de Cent Ans ravage plusieurs fois les environs de Loubers qui longtemps résista aux assauts des anglais. Ces derniers masseront des troupes à proximité et livreront une dure bataille qui vînt à bout de la résistance des habitants ;
Dès la prise de Loubers, tous furent massacrés sauf un qui dut son salut en se réfugiant dans une cheminée.
Bien que très fortement détruit le village de Loubers reprit lentement vie et une place relativement importante dans la région jusqu’à compter presque 400 habitants à la fin du 18e siècle.
Au début du 20e siècle , Loubers comptait encore près de 300 habitants, une école, une église, quelques commerces comme : l’épicerie, le bar-tabac et dépôt de gaz, le maréchal-ferrant, une quinzaine de fermiers et /ou vignerons….
Aujourd’hui, Loubers fait figure de petit village sympathique, et charmant avec ces 90 habitants. Le développement de la région (Toulouse) ,apporte un regain de croissance et de jeunesse.

Blason :
Curieusement, et malgré son statut de place forte, Loubers n’a jamais eu de blason officiel.

Particularités :
Loubers détenait deux particularités liées à son ancien maire M. Léon ALIBERT.
Lors de son élection en 1929, il fut le plus jeune maire du Tarn, et pour 2 jours de trop est passé à côté du titre du plus jeune maire de France.
Ce fut aussi le seul maire du Tarn , réélu jusqu’à son retrait en 1989, soit près de 60 ans de mandat ininterrompu.
Depuis M. Claude Genieys est l’actuel maire de la commune.

Bibliographie :

  1. E.A Rossignol : Monographies communales ou étude statistique, historique et monumentale du Tarn ; 1ere partie arrondissement de Gaillac, 1865.
  2. Abbé BESSOU : le Fanum de Loubers, compte-rendu de fouilles 1977 dans »Aro Cal » n° 30 de 1986.
    Et le fanum de Camp Ferrus à Loubers dans GALLIA, tome 36 de 1978.
 

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